Petits amis, attention ! Ce qui va suivre va être incroyablement ennuyeux, pour un certain nombre d'entre vous (comme le titre l'indique, hi hi hi...), mais, je ne peux pas parler
de nichons tout le temps, non plus... Ah ? Ça fait longtemps aussi ? Effectivement, alors hop ! Bon, une petite com-
pensation, et voilà...
Ca y est ? C'est bon ? Revenons à notre sujet, et vous pouvez maintenant aller boire un café... Bon, figurez-vous, qu'en me promenant sur Facebook™, le nouveau joujou qui fait perdre du temps sur in-
ternet, j'ai replongé, grâce à pas mal de gens ( ils se reconnaitront...), dans cette sorte de passion des synthés "en vrai", passion qui m'animait dans les années 80, par ailleurs
assez proche de celle des guitaristes avec leur propre instrument... sauf que, pour eux, on trouve ça NORMAL.
Aaaah oui, une belle Strat Fender, une Gibson de collection, une chouette basse Vigier, etc... Mais, par contre, si on aime les Moog et les Oberheim, Ah, quelle horreur, c'est des GEEKS,
forcément !!!
Et là, je m'insurge (nom d'une pipe, comme me le disait Estelle Desanges, récemment...) ! Désolé, mais le lien "affectif" qui lie le musicien à ses instruments (quels qu'ils
soient...) est très important, il influe directement sur le processus de création ! Il faut être bien avec ses outils, les "sentir", comme le peintre
ou le menuisier, pour avoir l'impression qu'ils vous "rendront" le travail que vous leur don-
nez... Mais on sait que, depuis les années 90, ça arrange les rebelles aux cheveux gras, qui ne sa-
vent jouer que trois accords sur leur guitare, de se déclarer "authentiques", à l'exclusion de tout au-
tre instrument, en particulier les vilains claviers ! Sauf si tu fais de la techno ou de l'acid-machin, c'est-à-dire un ghetto, défini comme par hasard
par les mêmes bobos ennuyeux...
Seulement voilà, dans les années 70 et 80, beaucoup d'artistes étaient pourtant des claviers, et pas des guitaristes, de Peter Gabriel à Thomas Dolby, en passant
par Daniel Balavoine, Freddy Mercu-
ry, etc... et par un hasard étonnant ( pas tant que ça...), il se trouve qu'ils avaient souvent à peu près le même équipement (celui dont nous rêvions tous, ci
-dessus...), Fairlight CMI, LinnDrum, PPG Wave, Prophet-5, Oberheim OB-Xa, etc...
C'était une période de défrichage et d'inventivité sonore, car il fallait tirer soi-même le meilleur de ce matériel, on était très loin d'aujourd'hui, où tout le monde possède des
dizaines de synthés virtuels VST sur son ordinateur, chacun proposant déjà des centaines de sons ( ! )... Du coup, noyé sous les possibilités, la nécessité de chercher par soi-même a
disparu, mais par dessus tout, une forme d'efficacité. Alors, paradoxalement, avec tant d'abondance, c'est l'uniformité du son.
... Nous, pourtant, on restait fasciné par le fameux "track sheet" de Mike Oldfield, à l'intérieur de la pochette de son album "Five Miles Out", en 1982...
Finalement, c'est la méthode de travail que j'essaie de retrouver, depuis près de trois ans ! En re-
créant un "set" fixe de matériel virtuel sur ordinateur, dont j'essaie de tirer le maximum, et d'obtenir une certaine efficacité, au lieu de papillonner pendant des heures, entre
les 25 synthés VST (que j'ai, comme tout le monde...), et d'avoir à peine avancé, à la fin de la journée... Donc, toujours au centre, mon fidèle sampleur Emulator X, et
puis Waldorf Wave, Native Pro-53, impOSCar... en gros, l'équivalent virtuel du matos d'époque, décrit plus haut, LOL ! Etonnant, non ?
... C'est aussi un signe, car, en ce moment, un certain nombre musiciens essaient de retrouver les sensations des vieux gros synthés modulaires, avec plein de boutons, et de s'y tenir,
comme je le rappelais dans cet article précédent ( poil aux
dents...), on annonce même des versions virtuelles de ces gros machins, sur nos
ordinateurs !
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